2ème séance de préparation: Mobiliser le bassin, périnée, sujet tabou...

Publié le 17 Juillet 2017

Pour le périnée, je n’ai pas appris grand-chose dans cette séance, étant donné que j’étais déjà plutôt « au taquet » avec mes propres recherches. La sage-femme ne m’a pas donné non plus d’exercices spécifiques à faire, puisqu’elle savait que j’allais faire ma préparation avec lEpi-No.

Elle m’a cependant dit que pour elle, le plus important était encore une fois la détente et la confiance, plus qu’une préparation avec un Epi-No. Que le périnée était un muscle prévu pour l’accouchement, et donc prédisposé à s’étirer. Bien sûr, si on est crispé et qu’on a peur, on ne laisse pas le muscle se relâcher, et on a beaucoup plus de chance que ça craque, c’est logique. Pour moi,  l’Epi-No ne peut qu’aider dans ce sens-là, puisque justement il m’aide à prendre confiance et à calmer mes éventuelles peurs, en apprivoisant cette zone.

Au niveau du bassin, elle m’a montré comment les os peuvent s’écarter pour pouvoir laisser passer le bébé le jour J. Plus on s’approche de l’accouchement, plus le corps se remplit de l’hormone appelée « relaxine », qui comme son nom l’indique, relaxe et détend les muscles et ligaments en prévision de l’accouchement. Le bassin va donc gagner en souplesse. Il est cependant conseillé de préparer sa mobilité, en sollicitant le bassin dans tous les sens : en tournant les jambes en-dehors et en-dedans et en faisant des bascules avant et arrière. Quand j’ai décrit à la sage-femme ce que je faisais dans mes cours de danse classique, elle a dit « Ah ben c’est bon, vous n’avez pas besoin de faire d’exercices, votre bassin a déjà l’habitude d’aller dans tous les sens ! Continuez vos cours, c’est parfait comme préparation ! ». J’étais ravie d’entendre ça ! :D J’ai d’ailleurs aussi appris entretemps, que la danse classique était excellente pour garder un périnée tonique. Donc j’avais tout bon ! 

Elle m’a juste quand même montré un exercice pour travailler un peu plus la bascule avant, qu’on ne fait pas trop en danse classique. Je n’ai d’ailleurs plus pensé à cet exercice, et j’avoue que du coup je ne l’ai pas fait :S

Le cours s’est ensuite orienté sur un sujet tabou et vraiment pas glamour : la crainte du lâcher intestinal pendant l’accouchement… La sage-femme a dit que c’était vraiment important d’en parler, et surtout, d’en accepter l’éventualité. Pourquoi ? Parce-que si on était trop obnubilé par cette peur, on risquait de tout bloquer, d’autant que la sensation au niveau de la poussée durant l’accouchement, ressemble à celle d’aller à la selle !

J’ai avoué qu’effectivement, je n’acceptais pas de bon cœur l’idée que cela arrive (le lâcher malencontreux). Mais elle m’a expliqué, que malheureusement, si les intestins ne sont pas vides, c’est quasiment impossible que cela n’arrive pas…Pourquoi ? Parce-que dans son trajet vers la sortie, il y a un moment obligé où le bébé appuie sur le rectum, et que s’il y a quelque chose dedans, il se vide du coup automatiquement…Youpi…Elle m’a un tout petit peu rassurée en me disant que par contre, pour beaucoup de femme, les contractions provoquait une vidange de la zone en début de travail, et qu’à ce moment il ne pouvait pas y avoir d’ «accident », puisque c’était déjà vidé.

Donc voilà, il n’y a plus qu’à croiser les doigts, et par contre accepter l’idée que cela puisse arriver…J’ose espérer que le fait aussi que j’ai la chance de ne pas du tout souffrir de constipation (il parait que c’est pourtant fréquent pendant la grossesse, surtout à la fin) puisse aider…

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