Danse et vélo avec le bidon

Publié le 27 Mars 2017

La danseuse Helen Bowers, enceinte de 6 mois. 

Bien avant de tomber enceinte, une de mes craintes était de devoir abandonner mes activités sportives quand cela m’arriverait.

Ma première activité, c’est le vélo. Je fais la quasi-totalité de mes déplacements par ce moyen, soit environ 16km par jour (car mon lieu de travail principal se trouve à environ 8km de la maison). C’est un choix de vie pour l’écologie, l’économie, et ma santé. Mes trajets à vélo me permettent de chaque jour prendre l’air et faire un minimum d’activité. Je suis bien équipée et habituée, donc  la plupart du temps c’est un plaisir. Les seules choses qui me font laisser le vélo à la maison sont la neige, une température inférieure à -5° et pluie ou vent vraiment très violent. J’ai vraiment vu la différence entre les années où je faisais moins de vélo parce-que j’habitais à proximité des lieux où j’allais, et à partir du moment où j’ai déménagé plus loin ! Meilleure forme, moins d’essoufflement, et esprit plus éveillé au travail !

Ma deuxième activité, c’est la danse. J’ai fait énormément de danse classique jusqu’à l’âge de 20 ans (j’avais même l’ambition de devenir danseuse…), puis j’ai arrêté par changement d’orientation, manque de temps, manque d’argent, et problème de dos et de genoux (non dus à la danse, je tiens à le préciser). J’ai repris il y a maintenant presque 3 ans, après un arrêt du coup de 10 ans. Cela faisait des années que j’en rêvais !  C’était une sorte de miracle pour moi, car je ne pensais vraiment pas que mon dos et mes genoux m’autoriseraient à pouvoir le faire. C’est un de mes moments d’évasion deux fois par semaine. Je crois que j’y prends même plus de plaisir que dans mes « jeunes années », car je ne le fais plus avec la pression de devoir absolument atteindre tel et tel résultat, pour pouvoir un jour être professionnelle. Sinon, je fais aussi du West Coast Swing, une danse de couple, avec mon chéri.

Donc quand le projet bébé est venu, l’idée de devoir probablement arrêter ne m’a vraiment pas mise en joie. Ma mère, qui est professeur de danse classique, a dansé pendant ses grossesses, mais je ne sais pas pourquoi, je me disais que moi je ne pourrais pas. Cependant, en parlant de cela avec les autres filles au cours de danse, j’ai découvert qu’un certain nombre d’entre elles étaient maman, et elles m’ont dit avoir continué jusqu’à un stade déjà assez avancé dans leur grossesse. Ça m’a conforté dans l’idée que ce n’était peut-être pas si exceptionnel que ça de pouvoir le faire, et que donc, peut-être que moi aussi…Quelque recherche sur internet m’ont ensuite confirmé que la danse classique faisait partie des activités que l’on pouvait continuer en étant enceinte, en évitant juste les sauts et mouvements extrêmes.

Je continue donc effectivement de danser pour l’instant sans problème. Et c’est sympathique, je ne suis pas seule : dans un de mes deux cours, une des filles est aussi enceinte, de deux mois de plus que moi. Elle en est donc au 7ème mois, j’espère pouvoir continuer moi aussi au moins jusque-là ! A voir si j’arriverai à danser jusqu’à la fin, comme cette danseuse professionnelle Maia Makhateli qui est toujours sur ses pointes à 36 semaines de grossesse ! 

Pour le vélo, pareil pas de souci pour l’instant. Je fais par contre attention à rester debout sur les pédales quand il y a des pavés, bosses, etc., pour amortir les chocs.

J’ai juste arrêté mes activités pendant un mois, entre le 2ème et 3ème mois de grossesse, parce-que j’étais trop fatiguée et incommodée par les nausées et vomissements. Je ne vous explique pas le bonheur quand j’ai pu ensuite reprendre ! J’ai retenu mes larmes lors du premier cours de danse que j’ai repris : l’impression de soulagement à me ressentir presque normale, comme de sortir d’un cauchemar après ce mois de fatigue intense et de nausées/vomissements. De réaliser pleinement : « Ouf, ce n’était qu’une période, on peut aussi se sentir normale en étant enceinte ! ». Bon les chères hormones devaient aussi y être pour quelque chose dans ce débordement d’émotions... J’ai été aussi trop heureuse de remonter sur mon vélo après un mois de voiture ! De l’air, de la lumière, et plus le stress et l’énervement de la circulation.

Ayant maintenant depuis 1 mois des problèmes de circulations au niveau des jambes et devant porter des bas de contention, j’espère d’autant plus pouvoir continuer le plus tard possible de bouger, car je pense que ça serait encore bien pire si j’étais inactive. J’ai en tout cas le feu vert de ma sage-femme pour tout cela. Je lui ai encore redemandé à mon dernier rendez-vous la semaine dernière si c’était sûr que je n’en faisais pas trop, et elle m’a dit : « Le meilleure baromètre, c’est de vous écouter. Tant que vous vous sentez bien, que ça ne vous fatigue pas et que vous ne sentez pas de douleurs ou gênes, faite tout ce que vous voulez ! »

Et voilà, là c'est moi en ce 2 avril, fin du 5ème mois

Et voilà, là c'est moi en ce 2 avril, fin du 5ème mois

Rédigé par Tintanel

Publié dans #Grossesse, #Sport enceinte

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